Le dimanche 28 juillet 2019 à 22h30

Claude Marthaler – Embrasser la terre

Film de  Alexandre Lachavanne

Réaliser un portrait documentaire de Claude Marthaler demande de la cuisse ! Pour filmer le bonhomme, il faut être prêt à enfourcher sa bicyclette, l’harnacher de toutes sortes de sacoches, s’entraîner dur sur les montagnes avoisinantes, et enfin le rejoindre quelque part au bout du monde. Pour l’occasion, c’est en Asie centrale dans les chaînes du Pamir que j’ai roulé avec lui pendant 10 jours. Caméra au poing, j’ai découvert une région aux paysages époustouflants. J’ai également vécu un temps au côté d’un homme à la fois grandiose et rempli d’humilité, capable à la force de ses jambes de vivre le voyage si intensément qu’il donne parfois l’impression d’embrasser la terre.

Claude Marthaler, centaure mi-métallique, mi-humain, a passé presque 16 ans sur un vélo, dont 7 d’affilée pour faire le tour du monde. De ses nombreux voyages, il a publié 9 ouvrages. On aurait pourtant tort de le réduire à ses « records », lui-même ne se définit pas comme un aventurier, il juge cette notion trop ambivalente. Il est homme avant tout, avec ses forces et ses faiblesses. Heidi et Nathalie, deux de ses ex, mais aussi Rose, sa maman, parlent d’un homme éperdument amoureux de la bicyclette, au point parfois d’exclure les autres de sa vie. Longtemps voyageur solitaire, « jusqu’au bout-iste », il a enchaîné les relations sans jamais pouvoir se stabiliser. Ne dit-on pas que pour garder l’équilibre, à vélo comme dans la vie, il faut avancer ? Paradoxe du cyclonaute, dépendance au mouvement, cette relation quasi addictive au voyage s’explique aussi par le décès subit de son frère en 1979 lorsque Claude n’a que 19 ans. La vie est trop précieuse pour ne pas suivre la voie qui est la sienne. Plus de 240’000 km parcourus comme pour arracher à la vie des instants d’éternité et vivre aussi le deuil. « Mon carburant principal, ce sont les gens ! » Amoureux des rencontres, il a rempli son être de toutes les énergies. Ardent défenseur de la bicyclette, Claude s’est fait vélosophe. Rouler à ses côtés, c’est emmener le spectateur sur un porte-bagage pour un voyage fait de sueur et de bonheur.

 

Biographie

 

Claude Marthaler  né à Genève en 1960, réalise ses premiers voyages à vélo dès l’adolescence. De 1988 à 1991, il pédale jusqu’aux Himalayas, traversant l’Inde pendant un an et demi. En 1994, il repart, sans le savoir, pour un tour du monde qui durera 7 ans (122’000 km, 60 pays traversés). Partis de Genève  à nouveau en toute « indéfinition » en 2005, sans destination ni dates imparties, Claude Marthaler et Nathalie Pellegrinelli ont pédalé à travers l’Afrique du Nord, puis sa corne, avant de tournicoter entre Inde, Népal, Tibet, Asie centrale et Asie du sud-est.

De juin à décembre 2011, Claude a zigzagué du cap Nord à Istanbul le long de la frontière est-européenne, questionnant la notion même de cette nouvelle frontière et recueillant le ressenti des populations locales. Au printemps 2013, il sillonne Cuba à vélo pour écrire un récit de voyage à paraître en 2014.

L’auteur a présenté les diaporamas numériques de deux de ses périples en Suisse et à l’étranger lors de nombreuses soirées publiques, dans des écoles et des associations, au sein d’entreprises et à divers festivals de voyage. Il est le co-réalisateur de “Bike for Bread”  (2003, 26′), un documentaire-pilote consacré aux livreurs de pain à vélo du Caire et souhaite réaliser une série de courts-métrages sur le vélo comme instrument de travail dans le monde entier.

Il collabore régulièrement au quotidien fribourgeois La liberté à divers magazines spécialisés et est l’auteur de 6 livres.

Dans le cadre de PRO VELO  Genève , il programme et anime Le Café des Voyageurs depuis fin 2008, un rendez-vous mensuel avec des voyageurs à vélo qui présentent le film ou le diaporama de leur périple.

Cet été (2013), il est engagé par l’ONG Helvetas  pour  pédaler à travers la Suisse romande et projeter des long-métrages en open-air, alimenté par des panneaux solaires : Cinémasud.

Sa passion d’enfant, devenue également son gagne-pain, se confond aujourd’hui, comme les deux roues au cadre de sa bicyclette.

François Althabegoity est l’auteur de “La fin du voyage”  un documentaire de 52′ consacré au retour de mon tour du monde, produit par Point du Jour (Paris) et diffusé par la chaîne Voyage et la  RTS . (Best Film au Cycling Touring Film Festival 2010 (Begur, Espagne).

 

 

Bibliographie

en français

L’homme-frontière, du cap Nord à Istanbul, 10.000 km à vélo aux confins orientaux de l’Europe, éditions Slatkine, 2013.

L’insoutenable légèreté de la bicyclette,  Olizane, 2012

L’Arc lémanique à vélo, 25 belles balades, WerdVerlag, 2011 (co-écrit avec Delphine Klopfenstein)

Entre Selle etTerre-3 ans à vélo en Afrique et en Asie, Olizane, 2009

Dans la roue du monde, éditions Glénat, 2004 (photos)

Le Chant des Roues-7 ans à vélo autour du monde , Olizane, 2002. Prix René Caillié des écrits de voyage, 2003

auf Deutsch

Soweit das Raduns trägt, 3 Jahre mit dem Fahrrad durch Afrika und Asien, Maxime Verlag, 2012

Durchgedreht,Sieben Jahre im SattelReise Know-How Verlag, 2002

in italiano

L’insostenibileleggerezza della bicicletta, Ediciclo Editore, 2012

Lo Zen e l’arte di andare in bicicletta, Ediciclo Editore, 2010

Il Canto delleRuote, Ediciclo Editore, 2008

 

 

LIENS UTILES

 

                                                                                                                               

 

 

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